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Mais quel est ce monument ?

Cette fois ci, c'est un petit jeu sous forme de devinette.
(Défense de tricher et de regarder la fin du billet !!)
Quelques indices pour vous mettre sur la voie:

  * C'est en Chine !
* et c'est à Xi'an.

Bon, maintenant regardez bien ces photos:

    
 c'est la vue générale !

Une enfilade de 5 cours, entourée de jardins.
Il y a des stèles qui racontent l'histoire de ce monument.

    

On retrouve les tuiles vernissées avec petits personnages et les fleurs de lotus,

      

des swastiskas, symbole solaire, et des fleurs stylisées.

 Maintenant quelques indices pour vous mettre sur la voie:

Il vous en faut encore !!
Bon, là vous commencer à avoir une idée !!

Eh bien oui, c'est la grande Mosquée de Xi'an.
C'est une des premières construites en Chine.
Elle est datée de 742, d'après une des stèles Ming, mais a été restaurée de nombreuses fois.
Elle est liée à la place de Xi'an sur la route de le soie.
Des marchands et voyageurs venant de Perse et d'Afghanistan finirent par s'établir là.
Ils épousèrent des femmes Han qui se convertirent (d'où l'existence en Chine de mosquées féminines !)
Et cela explique le style très mélangé de cette superbe mosquée.
Pour finir, voila le minaret.

P.S. Je n'ai pas réussi à trouver beaucoup de renseignements sur cet édifice, et si quelqu'un en a: je prends !!

 

Les femmes en chiffre

Ou l’on voit que cela n’avance pas vite………..
La journée de la femme permet de voir paraître des infos.

  * Les femmes et le pouvoir, malgré la parité en  2000 :
12% de femmes à l’assemblée nationale et 17 % au Sénat.
Cela nous classe donc au 21ème rang des 25 pays de l’Union Européenne !!
  * Les femmes au travail :
Dans les entreprises du CAC 40, 1 seule femme est directeur général, et elle est américaine !!(c’est Pat Russo, à la tête d’Alcatel Lucent ) .
Et dans 25 de ces mêmes entreprises (soit la moitié d’entre elles), aucune femme dans le top management.
Par contre on en trouve quelques unes chez PSA (1 femme directeur financier), l’Oréal, AGF et Thomson.
Et si les hommes cumulent des sièges d’administrateurs, jusqu’à 4 (il est interdit d’en avoir plus !!), seules 8 femmes cumulent 2 postes !! Parmi ces oiseaux rares : Anne Claire Taittinger, Claire Lauvergeon, Laurence Parisot.
    18% de femmes dirigent des équipes de plus de 50 personnes contre 32% d’hommes.
28% de femmes siégent au comité de direction contre 43% d’hommes.
18% : c’est l’écart de salaire entre hommes et femmes à 30 ans, puis cela passe à 24% entre 46 et 50 ans !!

(chiffres de Paris Match et femme actuelle 2007)

 

Mon Pimpaneau m'a dit 3: Les noms des empereurs

L’étude de l’histoire de la Chine et notamment des dynasties chinoises est rendue particulièrement difficile en raison des variations de la dénomination des empereurs, ces derniers étant affublés de différents patronymes selon les textes, les époques et les circonstances. Jacques Pimpaneau va encore nous surprendre en décortiquant pour nous les noms impériaux.

• Le nom de famille

Dans l’antiquité, seuls les souverains et les nobles portaient un nom de famille. Il existait deux sortes de nom :



Les noms de tribus ou de clans, XING.

Les noms de branches cadettes de ces clans, SHI.

Puis à partir des Han il y eu des noms de famille pour tout le peuple. Ce nom de famille précède toujours le ou les prénoms. L’ensemble nom de famille - prénom est toujours de trois caractères pour ne pas détruire l’harmonie qui désigne un individu (soit deux caractères pour le nom et un caractère pour le prénom, soit l’inverse).

• Les prénoms

Il existe deux prénoms :

Le prénom d’enfance, MING, donné par le père à l’âge de 3 mois, et seulement employé par les parents ou les intimes.

Le prénom social, ZI, conféré à la cérémonie de la prise de bonnet viril (GUAN LI) pour les garçons à 20 ans, et à celle de l’épingle de tête (JI LI) pour les filles à 15 ans.
A l’époque des Printemps et Automnes (722-481 av. JC), le premier caractère du prénom social était souvent, ZI, terme de respect.

• Le nom posthume (SHI ou SHIHAO)

Les empereurs, comme les hauts personnages et les nobles recevaient, après leur mort, un nom posthume, qui pouvait exprimer la louange, la critique ou la sympathie.

• Le nom de temple ancestral (MIAOHAO)

Réservé aux empereurs, ce nom figurait sur leur tablette funéraire. Le premier empereur d’une dynastie portait souvent celui de TAIZU, de GAOZU ou encore de SHIZU. Ces successeurs portaient celui de TAIZONG ou de SHIZONG. Sous les Han, seuls les empereurs vertueux obtenaient un nom de temple ancestral, et on se référait à eux en employant leur nom posthume. A partir des Tang, tous les empereurs recevaient un nom ancestral et passaient dans l’histoire sous ce nom. Par exemple l’empereur Gaozu (Han occidentaux), 206-194 av. JC, portait en réalité le double nom de Taizu Gao Huangdi. Taizu étant son nom de temple ancestral et Gao son nom posthume.

• Le surnom respectueux (ZUNHAO)

Sous les Tang commence la coutume de conférer à l’empereur, de son vivant même, un surnom respectueux. Ainsi, l’empereur Xuanzong (713-756) reçu en 739 le surnom respectueux de Kaiyuan Sheng Wen Shen Wu Huangdi, qui signifie : « empereur sage, lettré, divin et guerrier de l’ère Kaiyuan.

• Le ou les noms d’ères (NIANHAO)

A partir de l’empereur Wendi (Han occidentaux), 179-156 av. JC, l’empereur en montant sur le trône choisissait un nom d’ère. Il pouvait en changer au cours de son règne, ceci s’appelait « changer d’origine » (GAIYUAN), ou si l’on veut repartir à zéro pour se débarrasser des mauvaises influences accumulées au cours d’une période de temps. Ainsi l’empereur Wu-Di (140-86 av. JC) changea 11 fois de nom d’ère. Par contre les empereurs des deux dernières dynasties des Ming et des Qing n’ont jamais changé de nom d’ère au cours de leur règne. Ils sont d’ailleurs passés dans l’histoire sous ce nom d’ère et non plus sous leur nom de temple ancestral. Par exemple l’empereur Jiajing (1522-1567) portait en fait comme nom de temple ancestral, Shizong ; et l’empereur Qianlong (1736-1796) celui de Gaozong.

• Les noms tabous

I l était interdit d’employer le ou les caractères du prénom d’enfance de l’empereur régnant. Ceci s’appelait « Ã©viter les noms tabous » (BIHUI). Pour cela deux procédés étaient employés :

- soit on écrivait à la place un synonyme - soit on déformait le caractère du prénom. Cette dernière méthode ne fut utilisée qu’à partir des Tang.

Par exemple : - l’empereur Gaozu (206-194 av. JC), qui fonda la dynastie des Han, avait comme prénom d’enfance, Bang. On écrivait à la place, Guo, qui avait aussi le sens de pays.

- L’empereur Wendi (179-156 av. JC), avait comme prénom d’enfance, Heng. On écrivait à la place, Chang, qui signifie aussi « souvent ».

- L’empereur Taizong des Tang (627-650), avait comme prénom d’enfance, Shimin. On remplaçait Shi par Dai, qui avait aussi le sens de génération et Min (peuple) par Ren (homme), ou bien on déformait l’écriture de Shi.

- L’empereur Zhenzong des Song (998-1023), avait également comme prénom d’enfance, Heng. Sous son règne on déformait ce caractère en enlevant un trait.

Vous voilà rassuré par ce bref exposé, vous pourrez désormais briller dans les salons (quoique le sujet n’est pas toujours aisé à placer, j’en parle en connaissance de cause) ou répondre au jeu des mille euros.

 

Mon Pimpaneau m'a dit 2 : Les jeux en Chine

Le chinois est très joueur, il suffit de se promener dans un parc ou de se perdre dans des ruelles populaires
pour découvrir de petits attroupements de joueurs, le plus souvent de la gente masculine.

Il existe deux grands types de jeux :
- les jeux d’échecs et leurs variantes
- les dés, mais aussi les dominos et les cartes qui en découlent.


__ Les jeux d’échecs__, sont des jeux de réflexion où le but est de prendre des pièces ou un territoire.

Les deux présents en Chine sont le Weiqi (qu’en occident nous connaissons sous
son nom japonais de Go) d’invention chinoise et le Xiangqi, qui comme nos échecs vient de Perse ou d’Inde.
Ce dernier jeu connaît de très nombreuses variantes dont :

- le Tongqi (échecs unifiés)
- le Wu hu qi (échecs aux cinq tigres)
- le Hunheqi (échecs en désordre)
- le Sanguo xiangqi (échecs des trois royaumes)
- le Siguo xiangqi (échecs des quatre royaumes)
- le Dou shou qi (échecs des animaux combattants)
- et le Tiao qi (jeu de l’alma ou échecs aux sauts)

Des dés aux dominos, des dominos aux cartes

Les dés ont sans doute été introduits en Chine à partir de l’Inde.
Il existe de nombreuses façons de jouer aux dés :

- les jeux du type de notre jeu de l’oie, où l’on fait avancer des pions sur un échiquier

       suivant les nombres indiqués par des coups de dés :

• le Ba xian tu (jeu des huit immortels)
• le Sheng guan tu (jeu de la promotion sociale), est un jeu proche de notre Monopoly

       où les terrains sont remplacés par des postes de fonctionnaire.

- Les jeux du type du jeu de jaquet (venu de Perse au IV°ou V° siècle) :

• Liubo
• Shuanghu

- le Zhi tian jiu (« jeter des ciels et des neufs)

Les dominos ( Gupai = « tablettes en os ») ont très certainement été inventés par les chinois,
et sont à la base des cartes sur lesquelles figurent des coups de dés qui sont distribués au hasard,
mais dont le joueur va pouvoir disposer à sa guise.

Le plus connu : Tian jiu (ciel et neuf) est passé des tablettes au papier (Zhipai)
en multipliant les pièces pour donner le Shi wu hu (« 15 lacs »).
Puis de ce dernier passage au Mah-jong. Ce jeu daterait de 1120,
et les coups de dés figurant sur les dominos sont remplacés par 3 couleurs (pièces de monnaie, ligatures et lingots).
Des personnages apparaissent sous la dynastie des Ming.

Passé sous forme cartonnée en Europe autour du XIV° siècle, sans doute par l’Italie,
le dessin sur les pièces va être réinterprété : les pièces de monnaie sont devenues des roues,
les ligatures des épées et les lingots des coupes. C’est la première forme des cartes à jouer occidentales.
Plus tard on y a rajouter une quatrième couleur et substitué comme couleurs trèfle, carreau, cœur et pique.
Les chinois aussi ont oublié l’origine du dessin sur les pièces de Mah-jong,
et les pièces de monnaie sont devenues des cercles, les ligatures des bambous et les lingots s’écrivent avec le caractère dix mille (wan).
Une version du Mah-jong était jouée à la fin du XIX° siècle avec des cartes :
c’est le Khan hoo de nos grands-mères, qui aux Etats-Unis a donné le Poker de nos pères.

Les dés sont donc bien à l’origine des dominos et un jeu de dominos spécial,
le Shi wu hu, ancêtre du Mah-jong, a donné naissance aux cartes.

Bonne partie, et que le meilleur gagne !